Quatre membres de la dĂ©lĂ©gation ougandaise de boxe nâont pas rejoint leur pays aprĂšs les Jeux du Commonwealth organisĂ©s Ă Glasgow. La capitaine Nuhu Batte, Emily Nakalema, Ibrahim Kemis et Angel Katushabe sont considĂ©rĂ©s comme « manquant Ă lâappel » par la police Ă©cossaise, qui a ouvert une enquĂȘte et pris contact avec les autoritĂ©s britanniques compĂ©tentes.
Cette affaire, rĂ©vĂ©lĂ©e le 5 aoĂ»t 2026, dĂ©passe le simple cadre sportif. Elle rappelle que derriĂšre les gants, les rĂ©sultats et les cĂ©rĂ©monies, certains athlĂštes vivent une compĂ©tition comme une occasion dĂ©cisive de changer leur trajectoire. Le prĂ©sident de la fĂ©dĂ©ration ougandaise, Muhangi Moses, appelle toutefois Ă la prudence : les visas des quatre boxeurs resteraient valides et un retour diffĂ©rĂ© ne peut pas ĂȘtre Ă©cartĂ©. Deux autres membres de lâĂ©quipe, Aziz Abdul et Alfred Ojok, ont bien regagnĂ© lâOuganda mardi.
| En bref |
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| Quatre boxeurs ougandais, deux femmes et deux hommes, nâont pas embarquĂ© avec leur dĂ©lĂ©gation aprĂšs les Jeux de Glasgow. |
| La police Ă©cossaise mĂšne des vĂ©rifications avec les services britanniques de lâimmigration et des frontiĂšres. |
| La fédération ougandaise ne parle pas encore de disparition confirmée, les visas étant toujours en cours de validité. |
| Plus de 3 000 athlÚtes venus de 74 pays et territoires ont participé à cette édition des Jeux du Commonwealth. |
Boxe : quatre athlĂštes ougandais manquent Ă lâappel aprĂšs Glasgow
Le signalement concerne quatre des six reprĂ©sentants ougandais engagĂ©s dans les tournois de boxe des Jeux du Commonwealth. Nuhu Batte, qui portait le brassard de capitaine, Emily Nakalema, Ibrahim Kemis et Angel Katushabe nâont pas rejoint le groupe prĂ©vu pour le retour. Dans le vocabulaire des autoritĂ©s, lâexpression « manquant Ă lâappel » dĂ©crit une absence constatĂ©e, mais elle ne permet pas, Ă elle seule, de tirer une conclusion dĂ©finitive sur les intentions ou la situation des personnes concernĂ©es.
La police Ă©cossaise a confirmĂ© avoir reçu plusieurs signalements relatifs Ă des sportifs absents au terme de lâĂ©vĂ©nement. Elle a indiquĂ© quâune enquĂȘte Ă©tait en cours afin de comprendre les circonstances, avec de premiers Ă©changes menĂ©s avec le ministĂšre britannique de lâIntĂ©rieur. Dans ce type de situation, lâobjectif est dâabord factuel : vĂ©rifier les derniĂšres informations connues, les conditions de sĂ©jour, les dĂ©placements dĂ©clarĂ©s et le respect des procĂ©dures en vigueur.
Le cas ougandais nâest pas isolĂ© dans lâactualitĂ© de Glasgow. Un boxeur pakistanais aurait Ă©galement Ă©tĂ© introuvable aprĂšs la compĂ©tition. La prĂ©sence de plusieurs cas impose donc aux organisateurs, aux dĂ©lĂ©gations et aux autoritĂ©s de travailler ensemble sans alimenter les raccourcis. Un athlĂšte peut manquer un rendez-vous collectif pour de nombreuses raisons ; seules les vĂ©rifications permettent dâĂ©tablir une chronologie fiable.
Pour le prĂ©sident de la fĂ©dĂ©ration ougandaise de boxe, Muhangi Moses, il serait prĂ©maturĂ© de parler de disparition. Il rappelle que les documents de voyage des quatre pugilistes sont encore valides. Cette nuance compte. Un visa valable signifie quâun sportif peut, dans certaines limites rĂ©glementaires, rester temporairement sur le territoire britannique. Certains membres dâune dĂ©lĂ©gation peuvent Ă©galement prĂ©voir un dĂ©part diffĂ©rent pour visiter, retrouver des proches ou gĂ©rer des dĂ©marches personnelles.
Les deux autres boxeurs de lâĂ©quipe, Aziz Abdul et Alfred Ojok, sont rentrĂ©s en Ouganda. Ce retour confirme que la dĂ©lĂ©gation nâa pas disparu dans son ensemble et que la situation doit ĂȘtre examinĂ©e individuellement. Aziz Abdul, dont la filiation avec lâancien dirigeant ougandais Idi Amin Dada a Ă©tĂ© mentionnĂ©e dans la presse, ne doit pas faire oublier le sujet principal : quatre athlĂštes restent au centre dâun dossier traitĂ© par les autoritĂ©s Ă©cossaises.
Dans une salle, lâabsence dâun boxeur se remarque vite. Un entraĂźneur sait qui est attendu au footing, Ă la pesĂ©e, au travail de pattes dâours ou au repas dâĂ©quipe. Ă lâĂ©chelle dâune sĂ©lection nationale, cette vigilance devient un devoir collectif. Les responsables doivent pouvoir joindre les athlĂštes, connaĂźtre leur programme et sâassurer quâils disposent dâun environnement sĂ»r, surtout aprĂšs une Ă©chĂ©ance Ă©prouvante.
Cette affaire rappelle aussi que le boxeur nâest pas seulement un rĂ©sultat sur une feuille de tournoi. Il est une personne engagĂ©e dans un parcours parfois prĂ©caire, marquĂ© par les contraintes de financement, de mobilitĂ© et de reprĂ©sentation nationale. Avant de juger, il faut Ă©tablir les faits. Dans la boxe comme dans toute enquĂȘte, le contrĂŽle des informations doit passer avant les rĂ©actions Ă chaud.

Jeux du Commonwealth 2026 : une enquĂȘte entre sport, visas et sĂ©curitĂ©
Les Jeux du Commonwealth rassemblent tous les quatre ans des athlĂštes issus des pays et territoires liĂ©s au Commonwealth. LâĂ©dition disputĂ©e Ă Glasgow a accueilli plus de 3 000 compĂ©titeurs reprĂ©sentant 74 dĂ©lĂ©gations. Une telle organisation ne se limite pas aux rings, aux chronomĂštres et aux podiums : elle mobilise des services mĂ©dicaux, des encadrants, des transports, des hĂŽtels, des procĂ©dures de visas et des dispositifs de sĂ©curitĂ©.
Le directeur gĂ©nĂ©ral de lâĂ©vĂ©nement, Phil Batty, a insistĂ© sur lâambition dâorganiser des Jeux sĂ»rs, avec des arrivĂ©es et des dĂ©parts conformes aux rĂšgles britanniques. Son message reflĂšte une rĂ©alitĂ© rarement visible par le public. Pour quâun tournoi international se dĂ©roule correctement, les organisateurs coopĂšrent avec les forces de lâordre, les contrĂŽles aux frontiĂšres et les services chargĂ©s de lâimmigration. Cette coordination protĂšge Ă la fois lâintĂ©gritĂ© de lâĂ©vĂ©nement et les sportifs eux-mĂȘmes.
Un visa sportif ne doit pas ĂȘtre vu comme un simple dĂ©tail administratif. Il dĂ©termine la durĂ©e de prĂ©sence autorisĂ©e, les conditions de sĂ©jour et les obligations de son titulaire. Ă lâissue dâune compĂ©tition, un athlĂšte peut rentrer avec son Ă©quipe, repartir plus tard avec un billet dĂ©jĂ programmĂ© ou accomplir des formalitĂ©s lĂ©gales spĂ©cifiques. Lâexistence dâun visa encore valide explique pourquoi la fĂ©dĂ©ration ougandaise ne souhaite pas conclure trop vite Ă une disparition.
La prudence des mots est essentielle. Dire quâun boxeur est recherchĂ© par la police, quâil manque au rassemblement ou quâil nâa pas repris son vol ne signifie pas automatiquement quâil a commis une infraction. Ă lâinverse, cela ne dispense pas les autoritĂ©s de vĂ©rifier sa situation. Le rĂŽle dâune enquĂȘte consiste prĂ©cisĂ©ment Ă sortir du flou, Ă contacter les personnes concernĂ©es et Ă Ă©tablir si les obligations de sĂ©jour sont respectĂ©es.
Ce que les délégations doivent sécuriser aprÚs un tournoi international
Les grands rendez-vous imposent une discipline logistique qui ressemble, par certains aspects, Ă la discipline dâun camp dâentraĂźnement. Chaque boxeur doit savoir oĂč il dort, quand il se prĂ©sente, qui est son rĂ©fĂ©rent et comment joindre son staff. Cela ne retire rien Ă son autonomie ; cela Ă©vite au contraire quâun problĂšme de communication ne se transforme en alerte publique.
Cette rigueur est familiĂšre aux pratiquants sĂ©rieux. Avant un combat, on contrĂŽle la licence, la visite mĂ©dicale, le poids, le matĂ©riel et lâĂ©chauffement. AprĂšs le combat, la mĂȘme attention doit rester prĂ©sente : hydratation, retour au calme, rĂ©cupĂ©ration, dĂ©placement. Le relĂąchement administratif peut crĂ©er des difficultĂ©s aussi concrĂštes quâun relĂąchement de garde dans les derniĂšres secondes dâun round.
Le sujet appelle donc une approche Ă©quilibrĂ©e : ni dramatisation automatique, ni banalisation. Les institutions doivent mener leurs vĂ©rifications avec mĂ©thode, tandis que les observateurs doivent attendre des Ă©lĂ©ments confirmĂ©s. La sĂ©curitĂ© dâun Ă©vĂ©nement sportif se joue aussi bien hors du ring que sous les projecteurs.
Boxeurs ougandais et pression du haut niveau : comprendre lâenvers du ring
Le public voit souvent un boxeur au moment le plus spectaculaire : lâentrĂ©e vers le ring, le coup prĂ©cis, le compte de lâarbitre, la main levĂ©e ou la dĂ©ception aprĂšs une dĂ©cision. Pourtant, la rĂ©alitĂ© du haut niveau sâĂ©crit bien avant le premier gong. Un athlĂšte international doit composer avec les sĂ©lections, les dĂ©placements, les rĂ©gimes alimentaires, lâĂ©loignement familial, les obligations de reprĂ©sentation et une pression mentale considĂ©rable.
Pour une dĂ©lĂ©gation comme celle de lâOuganda, participer aux Jeux du Commonwealth reprĂ©sente une vitrine sportive majeure. La compĂ©tition permet de mesurer son niveau face Ă des adversaires de styles trĂšs diffĂ©rents : boxe mobile, garde haute, pression au corps, contre-attaque ou gestion tactique de la distance. Elle peut aussi ouvrir des portes vers des stages, des sparrings et des contacts professionnels. Cette perspective rend chaque dĂ©placement particuliĂšrement important dans une carriĂšre.
Le mental du boxeur se construit dans la rĂ©pĂ©tition. Se lever pour courir quand le corps est lourd, garder sa luciditĂ© aprĂšs une dĂ©cision frustrante, accepter une dĂ©faite sans abandonner le travail : voilĂ ce qui forge un compĂ©titeur. Mais la force mentale ne signifie pas tout porter seul. Un encadrement attentif doit crĂ©er un espace oĂč les athlĂštes peuvent parler de leurs inquiĂ©tudes, de leurs projets et de leurs difficultĂ©s sans craindre dâĂȘtre mis de cĂŽtĂ©.
Un exemple simple permet de comprendre cet Ă©quilibre. Lorsquâun jeune boxeur part pour son premier tournoi international, il peut ĂȘtre techniquement prĂȘt mais dĂ©stabilisĂ© par le dĂ©calage horaire, la nourriture, lâenvironnement ou la pression de reprĂ©senter son pays. Le coach ne doit pas seulement corriger lâalignement de son jab. Il doit vĂ©rifier son sommeil, sa rĂ©cupĂ©ration, son hydratation et sa capacitĂ© Ă rester concentrĂ© loin de ses habitudes.
Cette approche globale est utile Ă tous les niveaux. Dans un club, un compĂ©titeur amateur qui prĂ©pare un gala local peut dĂ©jĂ appliquer les bons rĂ©flexes : prĂ©venir lorsquâil arrive en retard, respecter les horaires de pesĂ©e, Ă©couter les consignes mĂ©dicales et ne pas disparaĂźtre aprĂšs lâentraĂźnement sans avertir. La fiabilitĂ© est une qualitĂ© de combattant. Elle prouve que lâon respecte ses partenaires, son entraĂźneur et son propre objectif.
La culture boxe repose sur la solidaritĂ©. Le partenaire qui te pousse Ă finir le dernier round de sac, celui qui te rappelle de lever les mains quand la fatigue arrive, celui qui te fĂ©licite aprĂšs une sĂ©ance difficile : tous participent Ă ta progression. Cette solidaritĂ© prend une dimension encore plus importante lorsquâune Ă©quipe voyage Ă lâĂ©tranger, dans un contexte oĂč chaque membre peut avoir besoin de repĂšres.
LâactualitĂ© de la boxe montre rĂ©guliĂšrement Ă quel point les parcours sont fragiles. Les rĂ©cits de combats renversĂ©s, comme le retournement spectaculaire attribuĂ© Ă Anthony Joshua face Ă Kristian Prenga, fascinent parce quâils parlent de rĂ©sistance. Mais la vraie rĂ©sistance se mesure aussi dans la capacitĂ© Ă rester structurĂ© lorsque personne ne regarde.
Les autorités écossaises doivent faire leur travail, et les proches des quatre boxeurs attendent des réponses claires. Pour les pratiquants, la leçon est directe : bùtir un boxeur complet demande de développer le corps, la technique et le sens des responsabilités. Un combattant solide sait encaisser, mais il sait aussi rester relié à son équipe.
Actualité de la boxe : protéger les athlÚtes au-delà des résultats
Lâaffaire des quatre Ougandais souligne une responsabilitĂ© partagĂ©e entre fĂ©dĂ©rations, organisateurs et encadrants. Une sĂ©lection nationale ne devrait jamais ĂȘtre rĂ©duite Ă son tableau de mĂ©dailles. Sa mission inclut la prĂ©paration des sportifs, leur accompagnement pendant lâĂ©vĂ©nement et leur suivi une fois les combats terminĂ©s. Cette exigence nâest pas un luxe rĂ©servĂ© aux nations les mieux financĂ©es : câest une base de respect pour celles et ceux qui montent sur le ring sous un drapeau.
Le suivi commence avant le voyage. Un staff sĂ©rieux prĂ©pare les billets, les assurances, les contacts de lâambassade ou du consulat, les informations de santĂ© et les rĂšgles locales. Il explique aussi ce qui attend les boxeurs Ă lâarrivĂ©e. Quel est le programme ? Quand faut-il se prĂ©senter Ă la pesĂ©e ? Qui gĂšre les repas ? Quelles sont les rĂšgles de dĂ©placement hors de lâhĂŽtel ? Ces dĂ©tails rĂ©duisent le stress et permettent au combattant de concentrer son Ă©nergie sur son tournoi.
AprĂšs les combats, une autre phase dĂ©bute. Le corps est entamĂ©, lâadrĂ©naline retombe et les Ă©motions deviennent plus fortes. Un boxeur battu peut ressentir une frustration immense ; un boxeur victorieux peut se relĂącher trop tĂŽt. Câest le moment oĂč le staff doit maintenir un cadre calme. Un repas adaptĂ©, une rĂ©hydratation progressive, un Ă©change honnĂȘte et un horaire de repos peuvent sembler ordinaires. Pourtant, ils contribuent Ă prĂ©venir les dĂ©cisions impulsives et les situations mal gĂ©rĂ©es.
Un protocole humain, pas une surveillance aveugle
Encadrer nâest pas fliquer. Un entraĂźneur efficace ne traite pas ses athlĂštes comme des numĂ©ros de passeport. Il construit un dialogue. Si un sportif souhaite prolonger son voyage, il doit pouvoir lâexprimer clairement. Si un athlĂšte traverse une pĂ©riode difficile, il doit pouvoir demander de lâaide sans ĂȘtre humiliĂ©. La confiance rend les informations plus fiables et amĂ©liore la sĂ©curitĂ© de tout le groupe.
Ce principe est valable dans les clubs français comme dans les compĂ©titions internationales. Une structure en progression, telle que celle Ă©voquĂ©e dans le parcours du Carcassonne Boxing autour de Mayson Creygolles, ne grandit pas seulement grĂące aux rĂ©sultats. Elle avance quand ses licenciĂ©s trouvent un cadre cohĂ©rent, des repĂšres et une exigence saine. Lâambition sportive doit toujours aller avec la protection des personnes.
Les grands organisateurs ont Ă©galement leur rĂŽle. Phil Batty a indiquĂ© travailler avec la police, les services des frontiĂšres et les autoritĂ©s chargĂ©es des visas afin que les participants arrivent et repartent conformĂ©ment aux rĂšgles. Cette coordination est normale Ă lâĂ©chelle dâun Ă©vĂ©nement rĂ©unissant des milliers dâathlĂštes. Elle doit cependant rester compatible avec la dignitĂ© des compĂ©titeurs, qui ne sont pas des suspects par dĂ©faut.
Dans les prochains jours, lâenquĂȘte devra prĂ©ciser la situation des quatre membres de lâĂ©quipe ougandaise. Les faits Ă©tablis compteront davantage que les hypothĂšses. La boxe a besoin dâune information rigoureuse, particuliĂšrement lorsque lâhistoire concerne des athlĂštes loin de chez eux et exposĂ©s Ă une attention mĂ©diatique soudaine.
Pour les clubs, le message est actionnable dĂšs cette semaine : crĂ©e un groupe de contact fiable pour les dĂ©placements, dĂ©signe un rĂ©fĂ©rent adulte, fixe les horaires clairement et prends cinq minutes aprĂšs chaque sĂ©ance pour savoir comment va ton Ă©quipe. La performance se prĂ©pare avec des rounds, mais elle se protĂšge avec de lâattention.
AprÚs les Jeux du Commonwealth : discipline de boxeur et responsabilité collective
Le dossier Ă©cossais ne doit pas ĂȘtre instrumentalisĂ© pour raconter une fable simpliste sur les sportifs Ă©trangers ou sur le monde de la boxe. Il met plutĂŽt en lumiĂšre une rĂ©alitĂ© : une compĂ©tition internationale concentre des ambitions immenses, des contraintes administratives fortes et des destins individuels complexes. Nuhu Batte, Emily Nakalema, Ibrahim Kemis et Angel Katushabe doivent ĂȘtre considĂ©rĂ©s avec respect pendant que les autoritĂ©s poursuivent leurs vĂ©rifications.
Le respect commence par le choix des mots. Une absence signalĂ©e nâest pas un verdict. Les responsables ougandais ont rappelĂ© que les visas sont toujours en cours de validitĂ© et que certains retours pouvaient ĂȘtre diffĂ©rĂ©s. La police, de son cĂŽtĂ©, a le devoir de vĂ©rifier les circonstances. Ces deux Ă©lĂ©ments ne sâopposent pas : ils dĂ©crivent les Ă©tapes normales dâune situation encore en cours dâĂ©claircissement.
Dans la boxe, on apprend tĂŽt quâil ne faut pas se prĂ©cipiter. Un dĂ©butant veut souvent lancer ses coups trop vite, sans prĂ©parer la distance. Il sâexpose alors au contre. LâathlĂšte expĂ©rimentĂ© observe, feinte, travaille au jab et choisit son moment. Face Ă une information sensible, le mĂȘme principe sâapplique : observer, recouper, puis parler avec prĂ©cision. Câest une forme de discipline intellectuelle aussi utile que la discipline physique.
Cette discipline peut ĂȘtre travaillĂ©e dans chaque club. Lorsque tu accompagnes un partenaire en compĂ©tition, ne pense pas uniquement au matĂ©riel et Ă lâĂ©chauffement. Assure-toi quâil mange aprĂšs la pesĂ©e, quâil rĂ©cupĂšre, quâil connaĂźt lâheure du dĂ©part et quâil possĂšde les numĂ©ros utiles. La boxe forme des individus capables de se dĂ©fendre, mais elle doit aussi former des Ă©quipiers capables de veiller les uns sur les autres.
Les meilleurs environnements sportifs crĂ©ent cette solidaritĂ© sans affaiblir lâexigence. Le coach demande des comptes sur les retards, mais il Ă©coute les explications. Le partenaire pousse Ă ne pas abandonner le circuit de renforcement, mais il comprend quâune douleur inhabituelle mĂ©rite lâavis dâun professionnel. Le responsable de dĂ©lĂ©gation vĂ©rifie les prĂ©sences, mais il sâintĂ©resse aussi Ă lâĂ©tat moral des athlĂštes. VoilĂ une autoritĂ© utile : ferme sur le cadre, humaine dans la relation.
La récupération illustre bien cette logique. AprÚs un tournoi, un boxeur ne doit pas enchaßner immédiatement avec des séances destructrices. Il lui faut réhydrater son organisme, retrouver un sommeil stable, manger suffisamment de protéines et de glucides, puis reprendre progressivement le travail technique. Le mental profite aussi de cette respiration. Un athlÚte épuisé physiquement et isolé émotionnellement prend rarement de bonnes décisions.
Les Jeux du Commonwealth offrent une scĂšne unique Ă des boxeurs venus dâhorizons trĂšs diffĂ©rents. Cette diversitĂ© est une richesse de la discipline : elle confronte les styles, les cultures dâentraĂźnement et les histoires personnelles. Elle oblige aussi les institutions Ă ĂȘtre Ă la hauteur de leur responsabilitĂ©. Un Ă©vĂ©nement rĂ©ussi ne se mesure pas seulement aux images de finale ou aux mĂ©dailles distribuĂ©es, mais Ă la maniĂšre dont chaque participant est accueilli, suivi et respectĂ©.
Les prochaines informations sur les quatre boxeurs ougandais devront ĂȘtre reçues avec la mĂȘme retenue. En attendant, les salles de boxe peuvent retenir une rĂšgle simple et puissante : aucun athlĂšte ne doit se sentir seul, surtout aprĂšs avoir donnĂ© autant sur le ring. La vraie mentalitĂ© de boxeur associe courage individuel, cadre collectif et respect absolu de lâhumain.
Quels boxeurs ougandais sont portés manquants aprÚs les Jeux du Commonwealth ?
Les personnes concernĂ©es sont la capitaine Nuhu Batte, Emily Nakalema, Ibrahim Kemis et Angel Katushabe. Ils faisaient partie dâune dĂ©lĂ©gation ougandaise de six boxeurs prĂ©sente Ă Glasgow.
Les quatre boxeurs ougandais sont-ils officiellement déclarés disparus ?
La police Ă©cossaise les considĂšre comme manquant Ă lâappel et mĂšne une enquĂȘte. Le prĂ©sident de la fĂ©dĂ©ration ougandaise estime quâil est trop tĂŽt pour parler de disparition, notamment parce que leurs visas seraient encore valides.
Quels membres de lâĂ©quipe ougandaise sont rentrĂ©s au pays ?
Selon la fĂ©dĂ©ration ougandaise, Aziz Abdul et Alfred Ojok ont regagnĂ© lâOuganda aprĂšs les Jeux du Commonwealth.
Pourquoi les autorités britanniques sont-elles impliquées ?
Les autorités écossaises ont engagé des échanges avec les services britanniques compétents pour clarifier la situation des athlÚtes, vérifier les conditions de séjour et appliquer les rÚgles liées aux frontiÚres et aux visas.
Source: www.sport365.fr


