Samedi soir, le Parnasse de Nîmes a vibré au rythme intense du Boxing Fighters System (BFS) pour sa 6e édition, un rendez-vous incontournable du kick-boxing européen. Dans une atmosphère électrique, Anthony Velay, jeune espoir montpelliérain, a confirmé son statut en remportant la ceinture WKN des 67 kg, éclipsant ses adversaires avec une maîtrise technique remarquable. Face à des combattants venus de dix pays, le tournoi s’est révélé équilibré et plein de suspense, culminant avec une fin explosive où Velay a terminé en K.-O. technique dès le premier round de la finale. Le BFS s’affirme ainsi comme un événement majeur, mêlant sport de haut niveau, spectacle et dimension internationale.
L’opposition France vs Irlande du Nord a offert des combats serrés et passionnants, illustrant la montée en puissance des disciplines de kick-boxing en Europe. Parmi les nombreux athlètes, le style incisif et le mental d’acier d’Anthony Velay ont captivé le public nîmois, confirmant la vitalité des clubs et des entraîneurs français qui, comme au gala de Marseille, continuent de former des champions capables de rivaliser sur la scène européenne. De cette soirée mémorable, il ressort un véritable enseignement sur l’importance de la préparation, de la technique et de la résilience mentale dans la boxe moderne.
Techniques et entraînements essentiels pour dominer un tournoi de kick-boxing
Anthony Velay n’a pas gagné par hasard. Sa victoire éclatante au BFS repose sur une préparation technique pointue et une maîtrise des fondamentaux du kick-boxing. Le succès dans ce sport repose en grande partie sur la capacité à enchaîner des combinaisons de poings et de pieds avec fluidité et efficacité, tout en gardant une excellente défense. Velay a montré une grande agressivité contrôlée, réussissant à envoyer son adversaire italien Francesco Picca au sol à trois reprises au premier round, preuve d’un timing parfait et d’une puissance maîtrisée.
Ce résultat n’est possible que grâce à un travail rigoureux sur le jab, le direct, le crochet et les low kicks, couplé à une anticipation précise des mouvements adverses. Les entraînements en club doivent intégrer des phases de shadow boxing, de travail au sac, au pao, et bien sûr, de sparring contrôlé dans lequel le boxeur apprend à gérer la distance et à varier ses attaques.
Pour progresser :
- Perfectionner le jab : Ce coup rapide doit devenir une arme de déstabilisation et de repérage.
- Maîtriser les combinaisons : Enchaîner face, bas et haut pour multiplier les angles d’attaque.
- Entraînement de la défense : Apprendre à esquiver, bloquer et contrer pour garder le contrôle du ring.
- Spécificité au coup de pied : Travailler les low kick pour affaiblir les jambes adverses et préparer le TKO.
Dans les clubs de la région comme celui où s’entraîne Velay, les coaches insistent également sur la lecture technique limitée en compétition. Il ne s’agit pas de frapper fort à tout prix, mais de trouver l’ouverture, de placer la précision et d’enchaîner avec fluidité. Le tournoi BFS a d’ailleurs mis en avant cette approche, avec des combats équilibrés, où le K.-O. ne tombait que lorsque la tactique et l’endurance physique explosaient réellement.

Préparation physique et cardio : les clés de l’endurance et de la puissance en kick-boxing
La performance d’Anthony Velay lors de la soirée BFS souligne aussi l’importance cruciale de la préparation physique. Le kick-boxing, sport explosif et intense, demande une condition cardiovasculaire optimale, une force musculaire adaptée et une capacité à récupérer rapidement entre les rounds. Ces qualités se gagnent par un entraînement structuré.
Une session type intègre du travail en intervalles à haute intensité (HIIT), du renforcement musculaire général, et du travail spécifique en plyométrie pour améliorer la réactivité et la puissance des coups. Le cardio doit être travaillé sur différentes filières :
- Endurance aérobie : jogging, vélo, natation pour soutenir une activité longue.
- Endurance anaérobie : sprints et exercices courts répétés, pour produire des efforts explosifs comme lors d’un enchaînement de coups.
- récupération active : marches et exercices doux diminuant les courbatures et préparant la séance suivante.
Le renforcement ne doit pas être cantonné aux bras ou jambes : le gainage, la ceinture abdominale et le dos apportent stabilité et puissance aux mouvements complexes du kick-boxing. Sans un tronc solide, les frappes perdent en efficacité et le risque de blessure s’élève.
Pour illustrer cela, dans le BFS, même des poids lourds comme Ali Badawi et Mike Kena ont mis en valeur leur explosivité, marquant les esprits par leur énergie sans bien sûr renoncer à la maîtrise technique. C’est un équilibre à trouver entre puissance et endurance, sur lequel tout coach sérieux insiste.
Nutrition sportive pour kick-boxer : carburant et récupération optimale
Un entraînement intensif comme celui d’Anthony Velay demande une nutrition adaptée pour soutenir la performance et favoriser la récupération. La balance énergétique est fondamentale : ni trop, ni trop peu, mais avec une attention particulière à la qualité des nutriments.
Le kick-boxer doit privilégier :
- Les glucides complexes : riz complet, patates douces, légumineuses fournissent une énergie durable.
- Les protéines : essentielles pour la reconstruction musculaire, on les trouve dans les viandes maigres, poissons, œufs, et alternatives végétales comme le tofu.
- Les lipides bons pour la santé : oméga-3 et 6 contenus dans les graines, les noix et certains poissons.
- Les vitamines et minéraux : fruits, légumes et compléments naturels pour combattre le stress oxydatif dû à l’effort.
Pour les compétiteurs, les compléments peuvent jouer un rôle d’appoint, notamment la whey protéine, les BCAA pour limiter la dégradation musculaire, ou encore la créatine pour améliorer la puissance explosive. Mais attention, rien ne remplace une alimentation variée et équilibrée.
Les conseils nutritionnels s’adaptent aussi à la phase de préparation et de compétition. Avant un tournoi, un apport énergétique élevé est essentiel pour aborder les rounds avec un maximum de ressources. Après un combat intense, l’absorption rapide de protéines et de glucides aide à la régénération des fibres musculaires et au rééquilibrage glycémique.
Récupération et mental : fondations du succès sur le ring
Après des séances d’entraînement intensives, la récupération est primordiale pour éviter le surmenage et préparer la prochaine bataille. On parle ici du sommeil, de la phase active par des étirements et massages, ainsi que de moments de repos mental nécessaires pour garder la concentration et la motivation intactes.
Anthony Velay témoigne involontairement de l’importance du mental lors des deux combats rapprochés du tournoi BFS. Savoir gérer le stress, éviter la blessure dans le premier round pour ensuite exploser en finale demande une discipline stricte et un mental d’acier. Travailler la confiance en soi passe par des routines bien établies, des visualisations et une immersion totale dans la préparation.
- Méditation et respiration : techniques aidant à calmer le mental lors de situations tendues ou avant le combat.
- Gestion émotionnelle : apprendre à canaliser la colère ou la peur en puissance constructive.
- Routine de sommeil : dormir suffisamment pour permettre la réparation et la consolidation des apprentissages physiques et techniques.
Les clubs engagés dans la formation des futurs champions, comme celui du championnat de Bretagne de kick-boxing, offrent aujourd’hui des ateliers dédiés au mental, ce qui rejoint une évolution majeure de la boxe sportive : l’équilibre corps-esprit est définitivement la voie vers la victoire durable.
Culture, valeurs et actualités du kick-boxing illustrées par le BFS de Nîmes
Au-delà des coups portés et des résultats, la soirée BFS au Parnasse a mis en lumière des dimensions fondamentales du kick-boxing : le respect mutuel, la discipline, la solidarité sportive et l’esprit de compétition saine. L’engagement des organisateurs comme Habib Bakir, Olivier Cerdan et Stéphane Manquenouille illustre cette volonté de faire grandir la discipline dans un cadre professionnel et festif.
Il suffit de regarder le tableau des combats pour constater la diversité et l’internationalité de cet événement où plus de dix pays étaient représentés. Cette mixité favorise les échanges techniques, le partage d’expériences, et la reconnaissance réciproque d’athlètes de différentes cultures.
| Combat | Participants | Résultat | Durée |
|---|---|---|---|
| Demi-finale WKN 67 kg | Anthony Velay (FRA) vs Jay Snoddon (IRL) | Victoire Velay aux points | 3 rounds |
| Demi-finale WKN 67 kg | Francesco Picca (ITA) vs Bevan Oguz (TUR/ALG) | Victoire Picca aux points | 3 rounds |
| Finale WKN 67 kg | Anthony Velay (FRA) vs Francesco Picca (ITA) | Victoire Velay par K.-O. technique | Round 1 |
| Poids lourds | Ali Badawi (LBN/CH) vs Mike Kena (ITA/CDN) | Victoire Kena aux points | 5 rounds |
Ce type d’événements motive les futures générations à s’entraîner avec sérieux, à privilégier la technique et la discipline. Le kick-boxing s’inscrit ainsi dans la lignée des sports de combat qui enseignent aussi les valeurs humaines. Pour suivre d’autres exploits et actualités, s’intéresser au parcours des champions locaux est un excellent moyen d’observer la vitalité et la passion qui portent cette discipline jusqu’au plus haut niveau.
Quels entraînements privilégier pour améliorer mon jab en kick-boxing ?
Le travail au sac, le shadow boxing et des exercices de précision avec un coach ou un partenaire sont essentiels. Focalise-toi sur la vitesse, la précision et la récupération rapide après chaque coup.
Comment gérer la fatigue entre deux combats lors d’un tournoi ?
Entre les combats, hydrate-toi bien, utilise des étirements doux pour éviter les courbatures et adopte des techniques de respiration pour maintenir un mental concentré.
Quels conseils nutritionnels pour un kick-boxer en phase de compétition ?
Il faut privilĂ©gier une alimentation riche en glucides complexes pour l’Ă©nergie durable, augmenter lĂ©gèrement les protĂ©ines pour la rĂ©cupĂ©ration, et veiller Ă l’hydratation. Évite les aliments lourds ou gras juste avant le combat.
Comment travailler le mental pour rester motivé dans les sports de combat ?
La régularité dans l’entraînement, les routines de visualisation positive, et la gestion du stress par la méditation contribuent à un mental solide et prêt à affronter la pression en compétition.
Source: www.midilibre.fr


